L'ÉCONOMIE
DANS LA CRÉATION PICTURALE SOVIÉTIQUE DES ANNÉES
1920-19230
Depuis la chute
du bloc communiste, nombreux sont les historiens de l’URSS
qui tentent de dépasser les antagonismes des approches
totalitarienne(1) et « révisionniste »(2),
grâce à une étude méticuleuse des
sources archivistiques. Dans le domaine de l’histoire
des arts, cela s’est traduit très récemment
par des recherches s’intéressant aux questions
de patronage, de commandes et d’expositions(3). Notre
travail participe de ce mouvement qui introduit, dans l’étude
de la peinture soviétique des années 1920-1930,
des considérations matérielles et économiques
et nous proposons de nuancer ici l’idée totalitarienne
selon laquelle l’économie ne constituait qu’un
levier dans l’application d’une idéologie.
Une présentation
successive de la situation des années 1920, marquée
par la diversité des groupes artistiques, puis de la
période de la Révolution culturelle (1928-1932),
caractérisée par la mise en place de l’organisation
stalinienne, permettra de mettre en valeur l’évolution
de la position de l’artiste face à diverses questions
telles que : Avec quelles réalités économiques
les artistes devaient-ils composer ? Comment ces réalités
dialoguaient-elles avec les considérations idéologiques
? Avec la forme même des œuvres ? Quels espaces de
contrainte et de liberté étaient ainsi créés
?
L’importance économique des groupes d’artistes
dans les années 1920
Dans le cadre de la NEP, les artistes peuvent de nouveau s’associer.
Ces rapprochements s’effectuent sur la base de réseaux
amicaux, de sensibilités artistiques, et conduisent généralement
à l’élaboration de programmes divers. Pour
un artiste, intégrer un groupe, répond également
à une nécessité économique : les
groupes obtiennent des subventions de l’État, utiles
pour organiser des expositions, acheter du matériel,
ou prêter de l’argent à l’un des membres
en cas de problème ponctuel.
Selon les collectifs,
les structures se révèlent plus ou moins complexes.
L’Association des artistes de la Russie révolutionnaire
(l’AKhRR)(4) possède, par exemple, ses propres
éditions et un bureau servant d’intermédiaire
entre les artistes et les acquéreurs.
Les groupes affichent également différentes conceptions
de l’intervention économique de l’État
dans l’activité artistique. L’AKhRR propose
ainsi de développer le système de commande, surtout
actif durant la Guerre civile, lorsque l’Armée
rouge demandait des œuvres de propagande. La Société
des artistes de chevalet (OST) et d’autres groupes souhaitent,
au contraire, que l’État investisse davantage dans
l’achat des œuvres et accroisse l’attribution
des subventions.
Dans les années
vingt, la clientèle privée demeure rare. Les achats
des œuvres d’art se répartissent entre plusieurs
commissions, bénéficiant de moyens financiers
équivalents(5). Chacune relève d’une administration
d’État spécifique ou d’un musée,
et entre en concurrence avec les autres(6). Un système
évoquant le marché de l’art est donc restauré,
en grande partie au sein même de l’appareil d’État.
Parmi ces commissions,
la commission dite d’État affirme privilégier
l’acquisition de tableaux, sculptures et dessins soviétiques
contemporains, afin de soutenir les arts de chevalets, alors
en crise(7). Insister sur le fait que les arts de chevalet traversent
une crise importante invite à revenir sur l’interprétation
traditionnelle de la pluridisciplinarité des artistes.
Appréhendée comme le signe de la liberté
de création qui agite les années 1920, force est
de constater que la pluridisciplinarité, si elle constitue
bien une attitude et une démarche artistique spécifiques
et théorisées, se lit aussi dans un contexte économique
particulier. L’artiste se doit d’avoir une pratique
diversifiée, pour intervenir successivement ou simultanément
dans divers domaines et multiplier les sources possibles de
revenus.
L’activité plus intense de certains artistes, dans
les années trente, dans les domaines des arts graphiques
ou du décor de théâtre, ne peut donc se
concevoir uniquement en termes de refuge et de rupture avec
la pratique artistique antérieure. Les artistes fondaient
leur travail sur un savoir-faire multiple qui a parfois pu leur
permettre de s’adapter au contexte.
Dans cette conjoncture matérielle difficile, les peintres
accueillent favorablement la vaste commande passée aux
artistes par le Commissariat du peuple à l’instruction
publique, dirigé par Anatoli Lounatcharski, dans le cadre
de l’organisation de l’exposition pour les 10 ans
de la Révolution d’octobre. Cet événement
fait figure de première commande de l’État
soviétique et, comme aux États-Unis, cette politique
interventionniste est perçue par les intéressés
comme un signe du soutien de l’État aux créateurs.
La manifestation célébrant les 10 ans de l’Armée
rouge, organisée par l’Association des artistes
de la Russie révolutionnaire, ne suscite pas le même
enthousiasme chez les rivaux de l’AKhRR. L’Association
profite en effet de l’occasion pour poursuivre ses manœuvres
d’intimidation et déstabiliser les groupes, en
choisissant d’inviter certains de leurs membres. Le face
à face de ces expositions ouvre l’ère stalinienne
et la période de la Révolution culturelle.
La Révolution culturelle et la mise en place
des commandes anniversaires
Les deux expositions montrent que le terme de commande désigne
alors une réalité variée. Dans le cas de
la manifestation célébrant les 10 ans d’Octobre,
la réception des esquisses et des œuvres finies
est soumise à une discussion entre l’artiste et
Lounatcharski en personne. Dans ses mémoires, Sergueï
Loutchichkine relate son expérience :
« Pour répondre à la commande passée
pour l’exposition anniversaire, j’avais choisi un
sujet complexe, celui de la famine dans la région de
la Volga, pendant la guerre civile. Je voulais traduire les
profondes souffrances auxquelles les gens de cette contrée
avaient survécu. […]
Selon le contrat, la procédure de réception des
esquisses était simple : A. V. Lounatcharski décidait
personnellement de leur rejet ou de leur acceptation. Je me
suis donc rendu auprès de lui, avec mon travail préparatoire.
Ayant regardé mon œuvre, il est vrai lugubre, il
dit : « Les travaux que je connais de vous sont si gais,
si ancrés dans notre vie nouvelle et, soudain, vous choisissez
un thème qui ne vous convient pas du tout ! La famine
dans la Volga était une épreuve effroyable et
nous célébrons une grande fête, pourquoi
l’endeuiller avec de tels souvenirs ? Je vous demande
de laisser de côté ce thème et de peindre
quelque chose qui vous corresponde. Il reste peu de temps, apportez-moi
une simple esquisse faite au crayon, je vous fais confiance
».
J’eus tout de suite une idée. Ce printemps-là,
se tenait sur le boulevard Tverskoï un grand marché
du livre. Editeurs et marchands montaient des pavillons commerciaux,
le long de la rue. On rencontrait des écrivains, des
défilés avaient été organisés.
C’était là un joyeux tumulte. Au bout de
quelques jours, je retournai voir Anatole Vassilievitch avec
mon esquisse au crayon et il la signa. »(8)
Parallèlement, pour célébrer les 10 ans
de l’Armée rouge, l’Association des artistes
de la Russie révolutionnaire œuvre à la mise
en place de contrats de commande avec le Revoensoviet. Le thème
de l’œuvre est défini préalablement,
le versement de l’argent suit les différentes étapes
de la réalisation : deux présentations d’esquisses
puis la remise de l’œuvre finale. Afin de traiter
leur sujet, les artistes peuvent partir en mission de création.
Dès les années 1920, l’AKhRR avait entrepris
d’organiser des voyages d’artistes sur le modèle
de ceux pratiqués par les Ambulants, mais en orientant
les créateurs vers des sites industriels, des kolkhozes
ou des lieux d’entraînement de l’Armée
rouge.
L’ambition de ces séjours était de fournir
aux artistes le matériel visuel nécessaire au
traitement de leur sujet et de renforcer leur connaissance et
leur compréhension de la réalité soviétique.
Selon les membres de l’AKhRR, le contact avec le motif
devait permettre aux artistes de développer leur conscience
politique et soviétique. Le contrat s’assortit
donc d’obligations principalement thématiques,
les membres de l’Association des artistes de la Russie
révolutionnaire privilégiant, dans leur pratique,
le choix des sujets soviétiques.
Les artistes
de l’AKhRR promeuvent également le recours à
une forme mimétique, lisible, compréhensible.
Malgré le fait que le groupe et l’exposition soient
dominés par cette approche de l’art fondée
sur les grands principes du réalisme russe de la fin
du XIXe, des œuvres majeures ont été créées
dans le cadre de ces contrats. Nous pensons notamment à
La défense de Petrograd d’Alexandre Deïneka
ou à La prise du blockhaus anglais de Iouri
Pimenov, tableau aux références expressionnistes
affirmées.
Le terme de
« commande » désigne donc des pratiques variées
(et la procédure diffèrera encore en 1932, lors
de l’organisation des deux expositions commémorant
respectivement les 15 ans de la République de Russie
et de l’Armée rouge(9)). Durant la Révolution
culturelle, le Parti, par l’intermédiaire d’une
jeunesse activiste et violente (principalement les membres de
la RAPKh), n’aura de cesse de tenter d’imposer une
organisation plus stricte des commandes afin d’orienter
le choix des sujets vers une « thématique soviétique
» et l’expression artistique vers une forme lisible
et compréhensible. S’inspirant des pratiques de
l’AKhRR, il essayera notamment d’utiliser les missions
de création à ces fins, comme outil de «
rééducation des compagnons de route ». Mais
le désordre ambiant généré par les
grandes réformes institutionnelles, le changement des
cadres(10) et la résistance des artistes, ne laissera
pas la RAPKh parvenir à ses fins. En outre, il convient
de ne pas négliger l’impact des facteurs économiques
à ce sujet et dans l’organisation de la vie artistique.
Entre contraintes idéologiques et données
économiques
Les commandes
anniversaires apparaissent aux artistes comme un moyen de travailler
et de se faire connaître. A ce titre, tous les créateurs
cherchent à obtenir un maximum de commandes. Cependant,
en 1932, une pénurie de tubes de peinture et de toiles,
consécutive à l’ordre de limiter les importations
et de développer la production nationale, freinera considérablement
le travail des jeunes artistes en particulier. Certains ne pourront
pas même honorer leur commande(11).
Parallèlement,
n’ayant lieu qu’au moment des anniversaires de la
révolution ou de l’Armée rouge, soit environ
tous les cinq ans, les grandes commandes ne peuvent constituer
la seule source de revenu. D’autres systèmes existent
en parallèle(12), comme l’engagement sous contrat,
dans le développement duquel la Coopérative russe
des artistes (Vsekokhoudojnik) joue un rôle important.
Cette organisation socio-professionnelle, créée
en 1928, devient vite une base importante de la vie matérielle
pour les artistes, intervenant dans les commandes, les missions
de création, la distribution d’allocations (pour
les femmes enceintes, par exemple), ou l’organisation
des expositions (la Coopérative dispose en effet d’un
lieu dédié aux expositions, chose rare à
l’époque). A partir de 1931, la Coopérative
organise ainsi sa fameuse exposition bazar, dont le but est
de vendre les œuvres montrées. Elle joue alors un
rôle de galerie, prélevant un pourcentage sur les
acquisitions.
Pour nourrir
son fonds, la coopérative met en place, à l’image
des éditions d’État et de l’Association
des artistes de la Russie révolutionnaire, un système
d’engagement sous contrat. Celui-ci consiste à
délivrer à un peintre un salaire mensuel contre
la livraison d’un certain nombre de tableaux, pendant
un an. Dans le cadre de la coopérative, le suivi de l’artiste
semble, jusqu’à la deuxième moitié
des années trente, relativement faible, notamment en
termes d’impératifs thématiques. En 1935,
répondant au thème Bilans du Premier
plan quinquennal, à l’assaut du Deuxième
plan quinquennal !, Iouri Pimenov réalise par exemple
Jeune femme dans un hamac.
Dans ses travaux,
Christina Kiaer(13) revient sur l’opposition traditionnellement
dressée entre le marché de l’art occidental,
conçu comme l’expression de la liberté démocratique,
et le système de commande soviétique, compris
comme la manifestation du fonctionnement de la machine totalitaire.
L’historienne propose de considérer l’engagement
sous contrat comme une alternative au marché de l’art
occidental. De manière plus générale, l’imbrication
de divers systèmes (missions de création, commandes,
ventes d’œuvres) nous semble davantage proposer cette
alternative, surtout dans les années 1934-1935, lorsque
la nouvelle nomenklatura stalinienne, à la recherche
de respectabilité, constitue à nouveau une clientèle
privée demandeuse d’œuvres.
La prise en compte des facteurs économiques dans l’étude
de la peinture soviétique des années 1920-1930
permet de jeter un éclairage complémentaire sur
ce pan de l’histoire de l’art. La démarche
invite ainsi à considérer sous un autre angle
des faits comme la constitution des groupes ou la pluridisciplinarité
des artistes dans les années 1920, et de proposer de
nouveaux facteurs explicatifs qui viennent s’ajouter aux
travaux antérieurs. Parallèlement, l’introduction
de l’économie permet de définir plus précisément
l’organisation des divers systèmes de commandes
et de ventes-achats des œuvres. Nous comprenons alors que
certaines données économiques limitent l’application
d’une ligne idéologique très stricte, comme
le montre l’activité de la Coopérative russe
des artistes qui travaille notamment avec la clientèle
privée. Inversement, une contrainte comme la pénurie
de toiles ou de couleurs peut aggraver la situation matérielle
de certains artistes, sans qu’une pression de nature idéologique
n’en soit à l’origine. L’articulation
économie-idéologie-pratique artistique rend alors
au système soviétique sa complexité.
Notes
1.
Cette école de pensée, qui domine jusqu’à
la fin des années soixante, hérite des travaux
d’Hannah Arendt et de Raymond Aron sur le totalitarisme,
et postule un régime politique monolithique, un Etat
tout puissant exerçant un contrôle absolu sur une
société endoctrinée, privée de droit
et où règne la terreur. Elle se focalise sur l’histoire
politique au sens strict, dans laquelle l’Etat se confond
avec le Parti, et l’histoire est celle des dirigeants
de ce Parti, principalement de son chef omniscient et omnipotent.
Les tenants de cette approche ont ainsi eu tendance à
prendre l’ambition du régime pour la réalité
et à négliger les tensions et les conflits pourtant
bien existants. Parmi les représentants de cette école,
nous comptons L. Shapiro, Robert Conquest, M. Malia, M. Heller.
2. Dans les années soixante-dix, émerge
un courant d’histoire sociale, immédiatement taxé
de « révisionniste » par l’école
totalitarienne. Il s’agit de prendre le contre-pied des
recherches antérieures en proposant une histoire par
« le bas » et non « vue d’en haut ».
Ces historiens manifestent une volonté de dépolitiser
le discours sur l’URSS, de le désidéologiser,
de s’interroger sur les rapports d’une société
avec ses institutions, de rompre avec la conception démiurgique
du Parti, de cesser de privilégier le pouvoir politique
comme source principale d’analyse, au profit des sphères
économique et sociale. Le mouvement « révisionniste
» doit naturellement beaucoup à l’Ecole des
annales. Les événements majeurs n’apparaissent
plus comme le résultat d’une initiative politique
émanant de Staline, mais comme le produit de tensions
internes. Deux principaux reproches ont été adressés
à ce courant : d’une part des généralisations
hâtives, d’autre part une tendance à minimiser
la terreur et la violence comme composantes importantes voire
majeures du régime. Parmi les partisans de cette école
figurent notamment S. Cohen, M. Lewin, S. Fitzpatrick ou G.
Rittersporn.
3. Nous pensons ici en particulier aux travaux
de Christina Kiaer et de ses étudiants à Columbia
puis à Northwestern University, aux expositions organisées
par Ekaterina Dëgot’ ou encore aux recherches de
Galina Jankovskaja.
4. Ce groupe, fondé en 1922, compte
les anciens Ambulants parmi ses membres. Il soutient ainsi une
conception de l’art héritée des artistes
réalistes russes de la fin du XIXe siècle.
5. V. Manin, Iskusstvo v rezervacii,
Moscou, 1999, p. 120.
6. Ainsi, le Conseil militaire révolutionnaire
(Revoensovet) ou le SNK possèdent leurs propres commissions.
Parallèlement, les principaux musées, tels que
la Galerie Trétiakov ou le Musée de la révolution,
rivalisent avec la Commission d’Etat préposée
à l’achat des œuvres d’art. Cette dernière,
ainsi que les musées, sont rattachés à
deux départements différents du Glavnauka.
7. Le budget alloué aux achats ne cesse
d’augmenter dans la seconde moitié des années
vingt, et finit par dépasser le montant total des subsides
versés aux groupes d’artistes, en 1927-1928. Voir
à ce sujet le Katalog priobretenij gosudarstvennoj
komissij po priobretenijam proizvedenij rabotnikov izobrazitel’nyh
Iskusstv [Catalogue de l’exposition des œuvres
achetées par la commission d’acquisition des œuvres
des travailleurs des arts plastiques], Moscou, 1929.
8. Luchishkin, Ja ochen ljublju zhizn’
(Stranitsy vospominanja), Moscou, Sovetskij hudozınik,
1988, p. 116.
9. Pressés par le temps, les organisateurs
ont parfois passé commande de tableaux en cours de réalisation,
en versant de l’argent pour aider à l’achèvement
de certaines œuvres.
10. Sur la question de l’élimination
des anciens cadres par la jeune génération sur
laquelle Staline va s’appuyer, voir S. Fitzpatrick, Cultural
revolution in Russia, 1928-1931, Londres, 1978.
11. Voir à ce sujet la polémique
qui éclate dans la presse et les plaintes des artistes
concernant le matériel disponible. Parmi les articles
les plus significatifs, nous pouvons citer : Iur, « God
raboty « Hudozhnika »», Bjulleten’
Vsekohudoznika, avril 1931, p. 10-17; Tjutjunnik, «
zhivopisnyj material », Bjulleten’ Vsekohudoznika,
juin 1932, p. 50 ; L. Bachinskij, « O hudozhestvennyh
kraskah », Sovetskoe iskusstvo, 15 septembre
1932 ; D. P. Sterenberg, « Udacha èntuzjastov »,
Sovetskoe iskusstvo, 15 septembre 1932.
12. Pour une description des différents
systèmes de commandes, nous renvoyons à notre
article « Peindre en URSS dans les années 1920-1930.
Commandes, engagements sous contrat et missions de créations
», Cahiers du monde russe, 49/1, janvier-mars
2008, p. 47-74.
13. Christina Kiaer, « Was Socialist
Realism Forced Labor ? The Case of Alexander Deïneka in
the 1930s », Oxford Art Journal, 28-3, 2005,
p.321-345.
Bibliographie
Cullerne Bown, M., Art under Stalin,
Oxford, 1991
Fitzpatrick, S., Cultural Revolution in Russia,
1928-1931, Londres, 1978
Jankovskaja, G., Iskusstvo, Den’gi
i politika : hudozhnik v gody pozdnego stalinizma, Perm,
2007
Kiaer, C., « Was Socialist Realism Forced
Labor ? The Case of Alexander Deïneka in the 1930s »,
Oxford Art Journal, 28-3, 2005, p.321-345
Manin, V., Iskusstvo v rezervacii, Moscou,
1999.
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Fig.
1. Alexandre Deïneka, La défense de Petrograd,
1964, copie du tableau de 1927, huile sur toile, 210x238
cm, Galerie Trétiakov, Moscou
|
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Fig.
2. Sergueï Loutchichkine, La famine dans la région
de la Volga, 1927
|
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|
Fig.
3. Sergueï Loutchichkine, La fête du livre,
Boulevard Tverskaïa, 1927, huile sur toile, 159,7x111
cm, Galerie Trétiakov, Moscou
|
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|
Fig.
4. Iouri Pimenov, La prise du blockhaus anglais,
1927, huile sur toile
|
.jpg) |
Fig.
5. Iouri Pimenov, Femme dans un hamac, 1934, huile
sur toile, 129x161 cm, Musée russe, Saint-Pétersbourg |
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