Les surréalistes
manifestent une fascination pour « l’Autre »,
notamment d’ordre politique, à travers un anticolonialisme
radical, ou encore par la production de représentations
poétiques du Nègre, du Sauvage, de l’Orient,
etc (1). Mais le premier contact qu’ils ont avec les cultures
lointaines passe par les objets. Au-delà de ce goût
avéré pour les objets « primitifs »,
il semble que les surréalistes, et en premier lieu leur
chef de file, aient tenté d’y associer leur propre
image dans une démarche d’identification réciproque,
voire d’appropriation, qui se joue dans l’entre-deux
guerres.
La recherche de la nouveauté
En collectionnant
très tôt les « fétiches », les
surréalistes s’insèrent dans une histoire
des artistes collectionneurs qui leur est antérieure,
la première génération du primitivisme.
Cet exotisme collectionné est peu à peu associé
à l’idée de modernité. Carl Einstein
avait déjà remarqué que l’intérêt
pour la plastique « nègre » suscite une «
interprétation » de ces objets. Concernant cet
engouement fort des surréalistes pour l’art «
primitif », on peut se demander s’il s’agit
d’un anticonformisme ou au contraire d’un certain
suivisme, d’une adaptation à la tendance du milieu
qui est le leur. N’y a-t-il pas déjà une
conscience de « faire moderne » en cultivant ce
goût ?
Tandis que le
marché de l’art « sauvage » rassemble
essentiellement des objets venus d’Afrique et d’Océanie,
ou d’Amérique précolombienne, l’intérêt
de plusieurs surréalistes se porte très vite sur
l’art amérindien et en particulier sur l’Amérique
du Nord. Dès les années vingt, certains s’intéressent
aux poupées kachina et aux masques inuit. En 1927, Eluard
parle des poupées pueblos comme de « ce qu’il
y a de plus beau au monde »(2) et l’une d’entre
elles est reproduite dans La Révolution surréaliste.(3)
L’exposition qu’organise Charles Ratton en 1935,
« Masques et Ivoires anciens de l’Alaska et de la
Côte Nord-Ouest de l’Amérique »(4),
les a certainement incités à accueillir des masques
yup’ik dans leur propre exposition qui se tient l’année
suivante dans la même galerie. Or, elle est présentée
comme « la première exposition de ce genre qui
ait jamais été organisée ». Si la
fréquentation de l’exposition ne sera pas à
la hauteur de sa nouveauté, elle suscite en revanche
l’enthousiasme des surréalistes(5). A cette occasion,
Paul Eluard publie dans Cahiers d’Art «
La Nuit est à une dimension », qu’il illustre
de nombreuses reproductions de masques exposés chez Ratton(6).
Si l’idée
d’affinité esthétique entre l’art
surréaliste et les objets de ces régions est valable,
elle n’explique pas à elle seule leurs partis-pris.
On peut également y voir une recherche de la nouveauté,
tant sur le plan sociologique que dans la création poétique.
La recherche de l’inédit joue un grand rôle
dans ces démarches, trouvant son expression poétique
dans la fascination pour la trouvaille, qui provoque, comme
l’explique Breton, le « précipité
du désir ». Ce critère de nouveauté
joue un rôle dans la prédilection que les surréalistes
accordent à l’Amérique indienne. Même
s’il convient de relativiser leur déni de l’art
africain, puisqu’il reste pour certains d’entre
eux l’objet de convoitise(7), celui-ci, déjà
canonisé et associé à l’idée
de modernité, ne peut représenter une «
trouvaille » surréaliste.
L’appropriation marchande
Les surréalistes
qui s’intéressent aux objets « sauvages »
sont pleinement engagés dans une activité d’achat
et de vente. Ils peuvent voyager loin en Europe dans le but
d’élargir leur marché. Les relations qu’ils
entretiennent avec les marchands, leur correspondance tout comme
l’abondance des catalogues de ventes tenues à l’hôtel
Drouot que Breton et Eluard ont gardé – beaucoup
entre 1926 et 1931 – ainsi que les nombreuses annotations
qu’ils comportent, révèlent à quel
point l’assistance aux ventes fait partie de leur mode
de vie(8). L’aspect spéculatif n’est jamais
totalement éludé. En 1929, Paul Eluard écrit
par exemple à Gala : « En Hollande, j’ai
acheté un fétiche unique au monde, Nouvelle-Guinée
(2 m 50) 20 000 frs. Une splendeur. Un jour, je le vendrai 200
000. Sûrement. »(9)
Lors de la vente
des collections Eluard et Breton en 1931, la presse n’a
pas non plus manqué de remarquer qu’une telle vente
ne pouvait qu’être confortée par l’actualité
brûlante de l’Exposition coloniale présentée
au même moment(10). Or, Paul Eluard et André Breton
avaient conscience de « l’effet Exposition coloniale
», comme en témoigne la lettre à Gala de
février(11). Tandis que, par ailleurs, ils attaquent
violemment l’Exposition coloniale, ils ont conscience
du bénéfice qu’ils pourraient retirer de
l’engouement pour une certaine mode coloniale.
En 1937, André
Breton est chargé par un notaire de Versailles de diriger
la galerie qu’il appelle Gradiva et qui présente
côte à côte des œuvres surréalistes
et des « objets sauvages ». Cette aventure marchande
prend vite fin, mais elle est révélatrice d’une
acceptation au moins partielle du marché de l’art
qui contraste avec son rejet brutal du capitalisme. Alors que
cette activité de vente d’objets « primitifs
», tout comme celle du commerce des peintures surréalistes,
n’est pas considérée comme une compromission,
certains surréalistes sont exclus pour cause de «
journalisme ». Aragon et Breton décrètent
l’impossibilité pour un surréaliste d’être
« aux ordres de l’argent »(12).
Dans leur esprit, il est des activités lucratives qui
nuisent à l’esprit surréaliste et d’autres
qui sont tenues pour acceptables, comme la vente de «
fétiches ».
Bien sûr,
si le commerce de ces objets assure quelque revenu à
certains d’entre-eux, l’achat ne procède
pas moins d’une véritable élection. D’ailleurs,
les surréalistes attachent peu d’importance à
l’authenticité et à l’ancienneté
des objets et rejettent la « patine » comme critère
de valeur(13). Leur passion pour les objets populaires participe
de la même logique de sortir l’œuvre d’art
des lieux où elle est attendue(14). Ainsi, leurs collections
ne sont pas seulement composées de chefs-d’œuvre,
mais relèvent aussi du bric-à-brac surréaliste.
De ce fait, les surréalistes sont des collectionneurs
et des marchands atypiques, mais leur appréhension poétique
des objets ne doit pas éluder le rapport opportuniste
qu’ils peuvent entretenir avec eux.
L’appropriation surréaliste des «
arts sauvages »
Plus essentielle
que l’appropriation marchande, l’appropriation de
l’art sauvage se joue surtout selon un mode symbolique,
par un rapprochement explicite et répété
entre ces objets et le mouvement lui-même dans les expositions,
les revues et les textes. Des expositions aux titres évocateurs,
dans lesquelles sont juxtaposées des œuvres surréalistes
et des objets non occidentaux sont organisées. Dès
1926, l’exposition « Tableaux de Man Ray et objets
des îles » est présentée pour l’inauguration
de la Galerie surréaliste. La couverture du catalogue
reproduit une sculpture de l’île de Nias(15). Le
catalogue est illustré d’objets d’Océanie
aux légendes revisitées par les surréalistes
comme « Ile de Pâques, l’Athènes de
l’Océanie », attestant leur volonté
de substituer ces objets au patrimoine classique de l’Occident,
de dégager de nouveaux canons, de nouveaux classiques.
L’année
suivante, c’est au tour de l’Amérique d’être
mise à l’honneur. L’exposition « Yves
Tanguy et Objets d’Amérique » présente
côte à côte les tableaux de ce surréaliste
et des objets d’Amérique, précolombiens
et plus récents, comme ceux de Colombie-Britannique(16).
Dans le texte du catalogue, Breton crée un pont entre
les « anciennes villes du Mexique » et l’univers
du peintre, qui « nous propose aujourd’hui de le
rejoindre en un lieu qu’il a vraiment découvert
». Dans « D’un véritable Continent
», Paul Eluard rapproche les cultures amérindiennes
des préoccupations surréalistes que sont le rêve
et l’imagination. Leurs propos légitiment la présentation
d’objets américains en les mettant en relation
avec les domaines privilégiés par le surréalisme(17).
Cette juxtaposition
des objets non occidentaux et des productions surréalistes
se retrouve aussi dans les revues. Dans La Révolution
surréaliste, un masque du Nouveau-Mecklembourg illustre
des « textes surréalistes »(18), puis un
ensemble de parures et des masques de Nouvelle-Irlande accompagne
un poème de Philippe Soupault(19). Dans un autre numéro,
deux illustrations présentées en regard paraissent
composer un diptyque tant les deux représentations se
répondent formellement : sur la page de gauche une poupée
Kachina, sur celle de droite, un cadavre exquis(20). La célèbre
carte « Le Monde au temps des surréalistes »,
parue dans Variétés en 1929(21), procède
également de ce rapprochement. La cartographie est une
discipline qui a accompagné les Découvertes et
qui participe d’une logique de domestication et d’appropriation
du monde. En détournant la carte réaliste du monde,
les surréalistes se réapproprient la terre de
sorte que « le monde au temps des surréalistes
» soit un monde presque qualifié de « surréaliste
»(22). Cette mappemonde fait écho à la «
Nouvelle géographie élémentaire »,
de Paul Nougé parue dans le même numéro.
Elle est également mise en relation avec le poème
d’Eluard sur « L’Art sauvage », qui
la rattache explicitement aux productions matérielles
des peuples valorisés.
Cette juxtaposition,
qu’on retrouve à de nombreuses reprises dans les
propos d’André Breton, relève d’une
technique chère aux surréalistes : celle de l’analogie.
L’intérêt de présenter côte
à côte un objet de Nouvelle-Irlande et un cadavre
exquis est de créer des liens entre ces deux réalités
pour arriver au point où elles « cesseront d’être
perçues contradictoirement », selon la formule
surréaliste. Le titre des expositions, articulé
autour de la conjonction « et », confirme par le
langage le principe des scénographies. De cette manière,
les surréalistes s’approprient les objets «
sauvages » en les estampillant « surréalistes
». Selon Krzysztof Pomian, un objet utilisé dans
un autre contexte et par d’autres individus, peut prendre
un sens partiellement transformé et être chargé
de signes nouveaux(23). L’objet non occidental présenté
dans ces expositions ou ces revues, tout en préservant
certains signes de sa « première vie » et
ceux de son déracinement qui ont fait de lui un artefact,
se transforme partiellement encore une fois pour devenir ici
une sorte d’« objet surréaliste ».
Cette appropriation est bien sûr une reconnaissance. Elle
est aussi un moyen de définir le surréalisme à
travers ces objets, de forger son identité notamment
sur eux. Le surréalisme est un mouvement qui a toujours
souhaité avoir la maîtrise de sa propre image.
La présentation des arts « sauvages » participe
de cette intention de forger et d’afficher une certaine
image du surréalisme en rapport avec ces cultures(24).
Mais c’est avec l’Exposition surréaliste
d’objets, présentée du 22 au 29 mai 1936
à la Galerie Ratton(25), que ce rapprochement achoppe
particulièrement.
L’Exposition surréaliste d’objets
Cette exposition
(26) s’inscrit dans une réflexion de Breton qui
expose à la même époque, dans « Crise
de l’objet », l’ambition surréaliste
de détourner les objets de l’usage et de la nécessité
et de faire émerger des « champs de force »
par les rapprochements fortuits(27). Son classement en catégories,
comme « objets naturels, objets perturbés, objets
américains, objets océaniens, objets mathématiques
» est un moyen de ranger les objets de l’exposition
à la manière surréaliste. Les masques inuit
ou de Nouvelle-Guinée s’affichent ici aux côtés
du Veston aphrodisiaque de Salvador Dali ou du Déjeuner
en fourrure de Meret Oppenheim.
Comme l’explique
Maurice Henry dans un article à propos de l’exposition,
« d’un masque esquimau en forme de canard, d’une
plante carnivore, d’un verre malaxé par la lave
d’un volcan à un objet surréaliste, il n’y
a qu’un pas à franchir. Il est vite franchi par
le visiteur.(28)» Ces objets juxtaposés ont tous,
pour le journaliste Guy Crouzet, « un air de famille »(29).
André Breton rédige le communiqué qui parait
sous les initiales « J.F. » dans La Semaine
de Paris(30) et Paul Eluard écrit pour Cahiers
d’Art « L’Habitude des tropiques ».
Tous ces textes confortent par le discours l’analogie
recherchée dans l’exposition.
Ainsi, entre l’« exposition surréaliste d’objets
» et l’« exposition d’objets surréalistes
», il n’y a qu’un pas. Or, la première
épreuve du catalogue révèle que le titre
initialement prévu était celui d’«
Exposition d’objets surréalistes ». De même,
ce titre est celui des articles de Maurice Henry et d’André
Breton(31). La volonté de considérer l’objet
amérindien comme un objet surréaliste se traduit
également par le fait que l’objet retenu comme
emblématique de l’exposition sur la publicité
est un objet amérindien, une Kachina pueblo(32).
Ces objets «
sauvages » sont donc mis en avant dans l’image que
le surréalisme entend donner de lui-même, liés
par analogie aux objets surréalistes, combinés
à eux à des fins subversives, et finalement appropriés
pour devenir des « objets surréalistes ».
Ils appartiennent à la « galerie surréaliste
» au même titre que Sade et Lautréamont figurent
dans le « panthéon surréaliste ».
Notes
1. Voir
la thèse de doctorat de Sophie Leclercq, Les surréalistes
face aux mythes de l’Autre et au colonialisme, 1919-1962,
centre d’histoire culturelle des sociétés
contemporaines, Université Versailles Saint-Quentin, 2006.
2. Paul Eluard, Lettres à Gala,
Paris, Gallimard, 1984, lettre de fin mai 1927, p. 22.
3. in : La Révolution surréaliste,
n°9-10, octobre 1927, p. 34.
4. Archives de la Galerie Ladrière-Ratton,
dossiers « Exposition Côte Nord-Ouest ». Exposition
présentée à la galerie Charles Ratton du
2 au 27 juillet 1935.
5. Man Ray achète d’ailleurs le
moins cher des masques yup’ik. Elisabeth Cowling reprend
le témoignage de Charles Ratton dans son article «
The Eskimos, the American Indians and the surrealists »,
in : Art History, 1, n°4, 1978.
6. D’après Elisabeth Cowling, Ratton dit
ne pas se rappeler de la date de cette exposition, mais il la
situe de manière très incertaine vers 1931 et 1932.
Nos propres recherches à la galerie Ladrière-Ratton
nous laissent penser qu’il parlait en réalité
de l’exposition de 1935 et qu’aucune exposition de
ce type n’a été organisée avant cette
date.
7. Paul Eluard, « La Nuit est à
une dimension », in : Cahiers d’art, 1935,
n°5-6, p. 99-101.
8. Paul Eluard achète par exemple de nombreux
objets africains à la vente de la collection Tual en 1930.
Catalogue de la vente Roland Tual annoté, fonds Eluard,
BLJD.
8. Paul Eluard écrit à Gala le
25 mai 1927 de Paris : « Je ne pourrai pas aller aux ventes
ni rien faire pendant huit jours. » (Lettres à
Gala, op. cit., p. 19). Pour les catalogues de l’hôtel
Drouot conservés dans l’atelier d’André
Breton voir ses archives, DVD-Rom de la vente 42, rue Fontaine,
CalmelsCohen, 2003, lots 6067, 6071 et 6080.
9. Paul Eluard, Lettres à Gala, Paris,
Gallimard, 1984, lettre de juin 1929, p. 75-76.
10. « Au hasard des ventes », in
: L’Ami du Peuple, 3 juillet 1931, Archives de la galerie
Ladrière-Ratton, Paris.
11. « L’argent manque terriblement.
J’ai vu Ratton hier qui offre de faire une vente de mes
objets et de ceux de Breton vers le début de mai. […]
Il y a à cette époque l’exposition coloniale
et il pense que ça aiderait. Que faut-il faire ? »
Paul Eluard, Lettres à Gala, op. cit., lettre
de février 1931, p. 133-134.
12. Louis Aragon, André Breton, «
Protestation », in : La Révolution surréaliste,
n°7, 15 juin 1926, p. 31. Philippe Soupault décèle
dans l’intransigeance de ses amis des « contradictions
». Philippe Soupault, Mémoires de l’oubli
1923-1926, Lachenal et Ritter, 1986, p. 159 et 162.
13. André Breton, « Océanie
», avant-propos du catalogue d’exposition Océanie,
galerie Olive, 1948, O. C., tome III, Paris, Gallimard, La Pléiade,
p. 834-839 ; « Phénix du Masque », in :
XXe siècle, nouvelle série, n°15, Noël
1960, Perspective cavalière, Paris, Gallimard,
NRF, 1970, p. 182.
14. André Breton, préface au catalogue
de l’Exposition surréaliste d’objets,
O.C., tome II, op. cit., p. 282-283.
15. Réserve de la bibliothèque
de recherche Kandinsky, Centre Georges Pompidou.
16. Catalogue de l’exposition « Yves
Tanguy et objets d’Amérique », du 27 mai au
15 juin 1927, Galerie surréaliste. Réserve de la
bibliothèque de recherche Kandinsky, centre Georges Pompidou.
Les objets sont issus, entre autres, des collections de Louis
Aragon, André Breton, Paul Eluard, Roland Tual et Nancy
Cunard.
17. En 1935, on retrouve ce rapprochement poétique
entre les cultures amérindiennes et le travail d’Yves
Tanguy dans un poème de Benjamin Péret.« Je
me souviens de Tanguy dormant dans les hautes branches d’un
arbre », in : Cahiers d’Art, vol. X, n°5-6,
1935.
18. in : La Révolution surréaliste,
n° 6, 1er mars 1926, p. 5.
19. in : La Révolution surréaliste,
n°7, 15 juin 1926, p. 16.
20. in : La Révolution surréaliste,
n°9-10, 1er octobre 1927, p. 34-35.
21. « Le Monde au temps des surréalistes
», in : Variétés, « Le surréalisme
en 1929 », 1929, p. 26-27.
22. André Thirion décèlera
dans cette carte une forme d’appropriation de ces cultures
typiquement surréaliste. André Thirion, Révolutionnaires
sans Révolution, Paris, Robert Laffont, 1972, p. 454.
23. Séminaire de Pascal Ory sur «
La mémoire culturelle à l’époque contemporaine
» à l’EHESS, Intervention de Kriztof Pomian
le 17 février 2003.
24. A ce titre, Elisabeth Cowling parle de «
Propagande surréaliste pour les œuvres qu’ils
découvrirent ou redécouvrirent ». «
An Other Culture », op. cit., p. 467.
25. Voir les vues de salle de cette exposition,
archives de la galerie Ladrière-Ratton.
26. Sur la fréquentation et la réception
de l’exposition, voir le livre d’or et les coupures
de presse, archives de la galerie Ladrière-Ratton.
27. André Breton, « Crise de l’Objet
», in : Cahiers d’Art, mai 1936, in Le
Surréalisme et la peinture, Paris, Gallimard, 1965,
p. 279.
28. Maurice Henry, « Une Exposition d’objets
surréalistes. Quand la poésie devient tangible
», Le Petit journal, 24 mai 1936, archives de la galerie
Ladrière-Ratton.
29. Guy Crouzet, « Surréalisme pas
mort », Vendredi, 29 mai 1936, archives de la galerie
Ladrière-Ratton.
30. Les archives de la galerie Ladrière-Ratton
disposent du manuscrit de la main de Breton de cet article, qui
laisse supposer que ce texte fait office de communiqué
de presse. Publié sous les initiales J. F. (de la main
d’André Breton), « Exposition d’objets
surréalistes », in : La Semaine de Paris, 22-28
mai 1936 (reproduit dans les O.C., tome II, op. cit.,
p. 1199). On trouve également une note manuscrite de Marcel
Jean qui envoie l’article une fois paru à Charles
Ratton à la demande de Breton.
31. Cette inversion se retrouve dans le titre
de la conférence que Breton prononce l’année
précédente à Prague : « situation surréaliste
de l’objet. Situation de l’objet surréaliste
».
32. Affiche de présentation de l’exposition,
première page de Cahiers d’Art, n°1-2,
1936.
Bibliographie
Textes de surréalistes
Breton, André, Œuvres complètes,
3 tomes, Paris, Gallimard, La Pléiade, 1988.
Breton, André, Perspective cavalière,
Paris, Gallimard, NRF, 1970.
Eluard, Paul, Lettres à Gala,
Paris, Gallimard, 1984.
Eluard, Paul, « La Nuit est à une
dimension », in : Cahiers d’art,
1935, n°5-6, p. 99-101.
Péret, Benjamin, « Je me souviens
de Tanguy dormant dans les hautes branches d’un arbre »,
in : Cahiers d’Art, vol. X, n°5-6, 1935.
Thirion, André, Révolutionnaires
sans Révolution, Paris, Robert Laffont, 1972.
Revues
La Révolution surréaliste, n°1-12,
1924-1929.
Variétés, « Le surréalisme
en 1929 », 1929.
Analyses
Cowling, Elisabeth, « The Eskimos the American
Indians and the surrealists », in : Art History,
1, n°4, 1978.
Cowling, Elisabeth, « An Other Culture
», in : Dada and Surrealism reviewed, Ades Dawn,
Art Council of Great Britain, 1978.
Archives
Archives de la galerie Ladrière-Ratton
Correspondances, Bibliothèque littéraire Jacques
Doucet
Archives Breton, DVD-Rom, 42, rue Fontaine, Calmelscohen, 2003
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Fig. 1 Couverture du catalogue de
l’exposition Tableaux de Man Ray et objets des
îles, 1926.
Archives André Breton, 42, rue Fontaine.
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Fig. 2 Page intérieure du
catalogue de l’exposition Tableaux de Man Ray
et objets des îles, 1926.
Archives André Breton, 42, rue Fontaine.
|
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Fig. 3 La Révolution
surréaliste, n° 6, 1er mars 1926, p. 5.
Fac-similé J-M. Place.
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 |
Fig. 4 La Révolution surréaliste,
n°9-10, 1er octobre 1927, p. 34.
Fac-similé J-M. Place.
|
 |
Fig. 5 La Révolution
surréaliste, n°9-10, 1er octobre 1927, p.
35. Fac-similé J-M. Place.
|
 |
| Fig. 6 « Le Monde
au temps des surréalistes », in :
Variétés, 1929. Fac-similé. |
 |
Fig.
7 Salle de l’Exposition surréaliste d’objets,
1936.Galerie Ladrière-Ratton, Paris.
|
 |
| Fig.
8 Publicité pour l’exposition surréaliste
d’objets (poupée kachina, Pueblos, Sud-Ouest
des Etats-Unis), in : Cahiers d’Arts,
n°1-2, 1936. |
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