LETTRE DU SÉMINAIRE 88
 

ARTS & SOCIÉTÉS

Avec le concours de la Fondation de France et d'Olivier Berggruen
Centre d’histoire de Sciences Po

 
 

SÉMINAIRE DE LA FONDATION HARTUNG-BERGMAN

PRÉSENCES INVISIBLES
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Amaru Lozano-Ocampo
Le langage perdu des choses.
Une histoire de nature morte


Direction : Laurence Bertrand Dorléac
Rédaction : Carole Giry
Traduction : David Ames Curtis

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EDITORIAL

 

En étudiant le statut des choses sur la longue durée, Amaru Lozano-Ocampo insiste sur le passage de la mystique de l’âge classique au monde profane de la modernité. Selon lui, les natures mortes du XVIIe siècle seraient les ultimes témoignages d’une sensibilité religieuse héritée du Moyen Âge. Il insiste néanmoins sur la portée du ready-made de Marcel Duchamp, qui, en 1913, extrait une chose de sa dimension strictement esthétique ou fonctionnelle pour réintroduire dans l’art la notion d’invisible. Il nous rappelle que pour un certain nombre d’artistes, de Zurbarán à Duchamp, tout, même les choses, devient sujet qui repeuple l’univers.

 

Laurence Bertrand Dorléac
  ISSN 2268-3119    

Letter published with the support of the Foundation of France
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