ARTS & SOCIÉTÉS
 

LETTRE DU SÉMINAIRE 55

Avec le concours de la Fondation de France

Centre d’Histoire de Sciences Po

 
 
 

sÉminaire de la fondation hartung-bergman - juin 2012

FOLIE, ÉGALITÉ, DÉMOCRATIE
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Fondation Hartung-Bergman

Laure Murat
L'Asile, laboratoire de la passion égalitaire ?



Direction : Laurence Bertrand Dorléac
Rédaction : Carole Gautier, Cécile Pichon-Bonin
Traduction : David Ames Curtis

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EDITORIAL

       

            Laure Murat est historienne et professeure au département d’études françaises et francophones de UCLA.  Elle a publié plusieurs livres marquants dont le dernier est fondamental : L’Homme qui se prenait pour Napoléon. Pour une histoire politique de la folie (Gallimard, 2011).
            Elle revient pour nous sur les relations entre l’égalité, la démocratie et l’asile en s’arrêtant sur trois dates majeures. 1790, avec la loi qui abolit les lettres de cachet alors que pouvait être interné pour folie n’importe qui sans autre forme de procès. Le fou devient patient.
            La seconde, 1805, pour la thèse d’Etienne Esquirol qui formule l’idée que tout homme peut devenir fou et tout fou doit être traité comme un homme guérissable.
            Enfin, la loi de 1838, dite «des aliénés », est une étape qui renforce la logique de l’enfermement au détriment du pouvoir de la cure par la parole. Elle trahit l’angoisse de la société et, comme l’écrira Albert Londres, le désir de se débarrasser de ceux qui sont « atteints d’une maladie mentale ». L’égalité en pâtira et la psychothérapie institutionnelle lui opposera bien plus tard ses laboratoires de la démocratie. 

Laurence Bertrand Dorléac
       

Letter published with the support of the Foundation of France
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