La
notion de réel a toujours prêté à
discussion, et avant tout chez les artistes qui ne lui ont jamais
attribué la même forme. Elle a plus d’une fois
servi à défendre des conceptions du monde voire
des modèles de société à l’opposé.
À chacun
son réel : c’est le titre du large projet de
recherche dirigé par Mathilde Arnoux, du Centre d’histoire
de l’art allemand à Paris, dans le cadre de l’ERC
Starting Grant Programm. À l’échelle de la
France, de la RFA, de la RDA et de la Pologne des années
1960 à la fin des années 1980, étudier les
différentes acceptions du réel des deux côtés
du rideau de fer sera manifestement une façon d’écrire
l’histoire de l’art de cette époque à
nouveaux frais.
C’est à
celle-ci que s’attelle aussi François Michaud, conservateur
au Musée d’art moderne de la Ville de Paris, quand
il répond à sa façon aux nouvelles questions
posées, à partir de l’œuvre de l’artiste
roumain Cadere.