Notre
savoir de la Russie et de l’URSS n’est plus au point
: c’est la conclusion infligée par trois chercheuses
qui nous offrent un panorama historiographique de la peinture,
du cinéma, de l’architecture et de l’urbanisme.
Nous sortons avec elles d’une histoire centrée sur
le décryptage de messages idéologiques imposés
efficacement par l’appareil d’État. Il est
question désormais de pratiques artistiques, de commandes,
de marché, de vente et de revente, de distribution, de
mode d’exposition, de publics, d’œuvres d’art
qui échappent au modèle de la rhétorique
propagandiste, notamment par soucis de rentabilité économique.
Cette question économique pèse ainsi largement sur
tout, y compris sur des domaines où l’on avait oublié
cette dimension sous prétexte que le capitalisme était
officiellement banni.