ARTS & SOCIÉTÉS
 

LETTRE DU SÉMINAIRE 27

Avec le concours de la Fondation de France

Centre d’Histoire de Sciences Po

 
 
 

CONSTRUCTION ET VALEUR


Citroën Picasso C4

Simon Njami
Le principe et la réalité

Pascal Petit
Sur la valeur de l’œuvre d’art …. et de l’artiste : de la fébrilité des marchés et au-delà


Direction : Laurence Bertrand Dorléac
Rédaction : Élodie Antoine
Contact
Traduction : David Ames Curtis

 

LETTRES PRÉCÉDENTES

L'INFLUENCE DES SAINTS-SIMONIENS ET L'IDÉE D'UN ART EN AVANT-GARDE DE LA RÉFORME DU MONDE

la morale du corps

masculins feminins

L'enfant modèle

Le beau et l'utile

ENTRE UTOPIE ET MARKETING, LES NOUVEAUX PUBLICS

Le marché, à l'origine

le voyage des avant-gardes

Les grandes expositions

Qu'est-ce qu'un art social ?

PRIMITIVISMES

réalismes

Joseph beuys : la fabrique d'un chaman

L'artiste et le philosophe

appropriations

Alternatives au marché de l'art à New york

génie

préhistoires

après la guerre

L'argent

icônes

LE POUVOIR DES ARTISTES

marchandise et don



 
EDITORIAL


        

        Faire se rencontrer un acteur du monde de l’art et un économiste spécialisé répond aux règles fixées pour notre séminaire cette année. Simon Njami est bien connu pour ses textes et ses expositions — nous lui devons notamment la définition d’un sens de la contemporanéité en Afrique par les Africains eux-mêmes et affranchie des critères occidentaux. Il fait ici une lecture deleuzienne des règles intransigeantes du marché de l’art international.

        L’économiste Philippe Petit lui répond qu’il en va de l’art comme du reste, à cette réserve près que le monde économique — même s’il le voulait — ne peut tout domestiquer. Il rappelle que la communauté des économistes a bien du mal à définir ce qu’est un marché et comment s’y forment les valeurs : l’objet d’art lui semble y tenir une place singulière, ne serait-ce que parce que la valeur qui lui est assignée dépasse de loin sa simple financiarisation. L’œuvre d’art serait alors, selon lui, une sorte de rempart symbolique fondé sur une dimension empathique et ouverte aux problèmes d’autrui qui la rendrait propice à une appropriation citoyenne.

                                                                                                          Laurence Bertrand Dorléac