«Vieux [...] Tu verras
l'année prochaine à l'Exposition Universelle,
une salle à manger qui ne sera ni anglaise ni belge :
je l'espère française, - oserai-je dire qu'elle
ressemblera à du Louis XV !! Composée de boiseries,
meubles, assiettes, verrerie, tapis, serviettes, tasses, surtout,
pendule, etc. etc. ; il n'y manquera que le potage.»(1)
Cette déclaration
adressée par le sculpteur Alexandre Charpentier (1856-1909)
à l'avocat et mécène belge Octave Maus
pose d'emblée la question d'un art décoratif «français».
Au tournant du siècle, lorsque les industries du décor
traversent une crise profonde due à leur incapacité
à s'adapter aux bouleversements des modes de production
et de vente, plusieurs facteurs historiques semblent solliciter
la solution «nationale» évoquée par
Charpentier : la conscience douloureuse de la défaite,
le ralentissement économique, les échos de l'Affaire
Dreyfus, le climat de compétition et de conflit larvé
de l'avant-guerre. Comment et dans quelle mesure les artistes
décorateurs, qui tentent depuis la moitié du siècle
d'affirmer une présence active au sein de la société
en s'efforçant de créer un style «moderne»,
se plient-ils à la demande d'une industrie et d'une clientèle
craintives, fortement attachées à la «tradition
nationale» ?
Revenons à
Alexandre Charpentier. La salle à manger dont il est
question est pleinement intégrée dans le circuit
productif et commercial nouveau puisqu'elle a été
commandée par les Magasins du Louvre et est présentée
avec succès à l'Exposition de 1900. Fruit d'un
compromis assumé, son esthétique relève
d'un rocaille assagi - et même passablement embourgeoisé
– renvoyant à la tradition des «Louis».
Par ailleurs le bois, massif et non teinté, exalté
pour sa beauté chaude et fouillé avec verve, ne
manque pas d'évoquer les rinceaux habités du gothique
tardif, de même que la fixité du mobilier et l'importance
des lambris rappellent les salles aménagées par
Viollet-le-Duc au château de Pierrefonds.
Le gothique
et le XVIIIe siècle étant les époques de
référence de l'art français, la modernité
proposée par l'Angleterre et la Belgique ne peut qu'être
rejetée, car dépourvue d'éléments
formels identifiables comme appartenant à l'héritage
national. Le «style anglais» auquel fait allusion
Charpentier est celui des «meubles-caisses» rectilinéaires
et dépourvus d'ornement. Au pôle opposé,
le «style belge», considéré comme
tourmenté avec ses courbes en «coup de fouet»,
contredirait les habitudes visuelles de clarté et d'harmonie
classiques attribuées à l'«esprit français».
Comment expliquer
ce rejet de la part d'un Alexandre Charpentier qui, proche de
la mouvance anarchiste, partageait pourtant pleinement les idées
sociales d'un William Morris et d'un Henry Van de Velde aux
côtés desquels il exposait, à La Maison
moderne de l'Allemand Julius Meier-Graefe ou à la
Libre esthétique bruxelloise d'Octave
Maus, le destinataire de cette surprenante déclaration
de foi nationaliste ?
La nostalgie corporatiste
L'enquête voulue en 1881 par Antonin Proust, Ministre
des Arts dans le gouvernement Gambetta (publiée en 1884)
fait le point sur l'état de l'industrie des arts du décor
peu de temps avant la crise de 1882, qui voit la France passer
au 4e rang des puissances industrielles, derrière l'Allemagne.
Le constat est unanime de la part des chefs d'industrie : il
porte sur la crise de l'apprentissage dans un secteur gourmand
en main d'œuvre qualifiée. Si la concurrence étrangère
est devenue dangereuse, affirment-ils, c'est à cause
de la perte du savoir-faire entraînée par l'abolition
des corporations en 1791. La plupart de ces industriels et artistes
décorateurs qui, dans les années autour de 1848
et 1870, avaient plutôt milité dans les rangs révolutionnaires,
se retirent peu à peu sur des positions de défense
et, dès les années 1880, amorcent ce mouvement
de reflux dont les ressorts sont, à la fois, la peur
de l'étranger et le regard nostalgique sur le corporatisme
pré-révolutionnaire. La réforme de l'enseignement
du dessin mise en place en 1878 pour contrer la crise de l'apprentissage
en mettant un savoir positif au service d'une production industrielle
de qualité, est considérée avec scepticisme,
déjà au moment de l'enquête.
C'est Marius
Vachon, pourtant membre de la Commission, qui manifeste la plus
forte (et bruyante) opposition à l'interventionnisme
républicain, jugé centralisateur et inadapté
face à la souplesse d'action de l'Angleterre et de l'Allemagne.
Lorsque l'on se penche sur la question du nationalisme et des
arts décoratifs et industriels entre 1880 et 1918, la
figure de Vachon paraît incontournable. Prolixe et combatif,
ce publiciste est chargé, à partir de 1881, de
missions officielles visant à étudier l'organisation
des institutions en Europe et en France créées
pour favoriser le développement des industries d'art.
Ses volumineux rapports édités par le gouvernement
dressent un tableau très critique de la réalité
économique et productive de la France d'après
la défaite. C'est chez Vachon que nous trouvons, déjà
clairement noué, ce lien entre nationalisme et corporatisme
qui sera sans cesse repris par de nombreux artistes et critiques
après la Première Guerre, pour devenir l'un des
fondements d'une nouvelle conception idéologique des
arts au cours des années 1930, à un pas de se
réaliser entre 1940 et 1944. C'est aussi Vachon qui,
dès les années 1880, dans des milieux artistiques
officiels encore très largement acquis aux idéaux
républicains, clame le retour aux valeurs pré-révolutionnaires,
où il fait se rencontrer le corporatisme le plus strict
et un ultra-libéralisme plutôt favorable aux concentrations
du grand capitalisme. Vachon déplore en particulier que
le nouveau patronat, non issu des anciennes «maîtrises»,
soit entièrement «étranger au métier»
et ne veuille que tirer un profit maximal en pratiquant le sweating
system. De l'«étranger au métier»
à l'«étranger» tout court : ce nouveau
patronat ne serait pas français et exploiterait une main
d'œuvre peu qualifiée avant de regagner le sol natal,
en laissant l'industrie nationale en ruine .
Art nouveau
et tradition nationale
1895
: moins d'un an après l'éclatement de l'Affaire
Dreyfus, Siegfried Bing, industriel, collectionneur et marchand
d'origine allemande, ouvre son magasin-galerie l'Art nouveau.
Il n'est pas étonnant que, dans le climat de tensions
sociales que connaît la France, la réaction manifestée
à l'égard d'une avant-garde clairement cosmopolite
ait été marquée par une forte hostilité,
qui se renouvelle en 1898, lors de l'ouverture de la Maison
moderne par le critique d'art et collectionneur Julius
Meier-Graefe .
Et c'est encore
Marius Vachon qui nous donne la teneur d'une telle hostilité,
en portant rétrospectivement un regard haineux sur l'Art
nouveau dans un texte publié en 1924, mais écrit
à partir de cours dispensés à l'Université
de Lausanne à la veille de la Guerre :
«L'Art
nouveau vit le jour à Bruxelles en Brabant. On le mit
en nourrice à Londres, d'où il vint à Paris
pour faire ses dents. Le snobisme parisien, formé de
métèques et d'étrangers, l'adopta immédiatement,
comme il devait adopter, plus tard, le cubisme, le futurisme
etc. Ce snobisme a le goût inné de toutes les tares,
de toutes les difformités physiques et intellectuelles.
[…] Basé sur l'anarchie et l'internationalisme,
l'Art nouveau ne reconnaît ni doctrines ni principes ni
lois ni traditions esthétiques et techniques.[…]
Dans les salons, chambres à coucher et salles à
manger des hôtels et des appartements de riches bourgeois,
où les ameublements en bois précieux, à
marqueterie et mosaïques d'un décor somptueux étaient
les signes représentatifs de la fortune, du luxe et du
haut goût héréditaire, il s'ingéniera,
par manie d'inversion maladive, à placer des meubles
de cuisine, sinon de ferme, en bois brut, à peine équarri.
[…] Bref, en Art nouveau tout est à l'envers, tout
est sans dessus dessous.» (5)
Le reproche
d'inciter à la table rase fait à l'Art nouveau
comme à quelques mouvements d'avant-garde qui lui sont
hâtivement associés, n'est pas très original
mais seulement surprenant, si l'on considère que plus
de dix ans sont passés après la «mort»
quasi officielle du mouvement, lors de l'Exposition de Turin
de 1902. Pourtant, dans son aveuglement passéiste, Vachon
finit par proposer une lecture nouvelle. Associant «ordre
social et moral» et «ordre esthétique»,
il accuse l'Art nouveau de subvertir le premier par le simple
rejet des lois de la symétrie et des ordres classiques.
Ainsi que les artistes décorateurs qu'il abhorre, Vachon
s'appuie sur les théories de Charles Henry ou Ferdinand
Helmholtz (vulgarisées par Charles Blanc ou Henry Havard),
mais dans un but opposé : si chacun s'accorde sur le
pouvoir formateur des lignes, des couleurs et de leur agencement,
le sens donné à la régénération
morale de la «race» dont ces «signes inconditionnels»
auraient dû être l'arme n'est pas le même
chez le publiciste et chez un Alexandre Charpentier, ses confrères
de l'Art dans Tout ou de l'Art nouveau. Vachon
ne s'y trompe pas lorsqu'il frappe de son opprobre ce pour quoi
l'histoire de l'art a forgé des étiquettes différentes,
à partir des oppositions courbe/droite, bois teinté/bois
naturel, structure organique/revêtement. Ce qui permet
à Vachon de réunir l'ensemble des manifestations
de l'Art nouveau européen – au-delà du jeu
des références «nationales» et dans
une chronologie très élargie - est finalement
le projet social que s'est donné ce mouvement qui s'était
voulu parfois «populaire», et en tous cas généralement
«démocratique».
Les propos de
Vachon prennent tout leur sens si l'on lit l'adjectif «démocratique»
comme un synonyme de «bourgeois». Cette classe honnie
par Vachon avait fait la Révolution et prospérait
sur les décombres du système corporatif. Le plus
clair symptôme de sa décadence était la
place faite à la femme et à son émancipation
: un livre américain n'étudiait-il pas les nouveaux
aménagements intérieurs pensés pour faciliter
la tâche de la femme moderne? N'était-ce pas l'Art
nouveau qui avait commencé, dans ses mouvances les plus
avant-gardistes, à épurer et simplifier le décor
en accordant la plus grande importance à l'air, à
la lumière et à la clarté des couleurs,
en un mot, à une vision «hygiéniste»
de l'intérieur et de la vie quotidienne ? Il n'est pas
étonnant que, parmi les rares commanditaires de l'Art
nouveau en France, l'on trouve le Touring Club, rendu responsable
par Vachon de la large diffusion des théories hygiénistes
là où régnaient la profusion et une domesticité
nombreuse. L'Art nouveau des «intérieurs-paquebots»
- de Charpentier, à Van de Velde, à Bing –
tout comme l'élitisme anglophile d'Adolf Loos ou l'élégance
épurée du mobilier du Jeanneret d'avant la Première
Guerre, rentrent au même titre dans la large catégorie
d'un art bourgeois et cosmopolite décrié par Vachon
et par ceux qu'il représente, l'industrie du «Faubourg»,
les chambres syndicales et leur idée d'un «art
décoratif national».
Le Sedan des industries d'art
Dès lors,
quel sens précis donner à la missive envoyée
par Alexandre Charpentier à Octave Maus ?
La salle à
manger du sculpteur ainsi que le pavillon Bing pour l'Exposition
universelle de 1900 ou une assez grande partie des créations
mobilières d'un Gallé, sont de toute évidence
le résultat d'un compromis entre la «tradition
nationale» et l'étude libre des formes, des besoins
et des matières. Un tel compromis aurait dû rendre
plus aisée l'adaptation de l'Art nouveau aux goûts
d'une bourgeoisie dont les modes de vie se modernisent, mais
dont les manières d'habiter restent obstinément
attachées au décor Ancien régime. Il n'en
est rien : Vachon vante la copie pure et simple des styles anciens
réussissant même à réhabiliter les
ébénistes et les tapissiers du Second Empire,
passés maîtres dans cet exercice. Et il n'est pas
seul dans la défense d'une telle position.
Les Chambres
syndicales organisatrices des Salons du mobilier en 1902, 1905,
1908 et 1911 campent visiblement sur des positions similaires
: le programme du concours de 1908 ne porte-il pas sur une chambre
à coucher Louis XVI, bien que «d'un Louis XVI modernisé»
?
Il suffit de
lire les réactions de la presse et de nombreux artistes
et industriels à l'ouverture du Salon d'Automne de 1910
auquel Frantz Jourdain avait convié le Werkbund munichois,
pour retrouver les accents nationalistes de 1895. L'hostilité
est décuplée, auprès de quelques anciens
tenants de l'Art nouveau, par le souvenir de l'échec
cuisant subi à l'Exposition de 1900, où l'avant-garde
française avait pu mesurer le fossé qui la séparait
de l'industrie.
Eugène
Gaillard, pourtant ancien collaborateur de Bing, n'hésite
pas à manipuler la métaphore guerrière
et à comparer l'arrivée des artistes munichois
à l'invasion des troupes allemandes en 1870. Face aux
forces compactes et organisées du Werkbund, l'artiste
s'écrie :
«Moi, je sors de là enragé, hurlant
vive la liberté ! vive l'indépendance ! vive la
personnalité et vive le combat pour l'art en ordre dispersé
! – tout se rejoindra, tout s'unifiera spontanément
et beaucoup mieux grâce à notre seule unité
de race et de tendances.»
Cependant il ne pouvait pas cacher que «du coté
français […] l'ordre de bataille est exagérément
dispersé et n'oppose rien de décisif à
l'offensive allemande.» (6)
Plus lucide
que Gaillard et exempt de tout soupçon nationaliste,
le sculpteur et ébéniste Rupert Carabin est envoyé
par la Ville de Paris et l'Union provinciale des Arts décoratifs
aux congrès de Munich en 1908 et 1911. La puissante unité
du Werkbund ne peut alors que lui laisser présager
le «Sedan» artistique et commercial d'une prochaine
confrontation.(7)
Reprenant de
vieilles argumentations, Marius Vachon mais aussi, bien plus
écouté au début du siècle, Camille
Mauclair et d'autres critiques épaulés par la
mouvance néo-traditionaliste liée à Maurice
Denis, trouvent les raisons de la faiblesse française
dans le «démocratisme» libéral et
bourgeois post-révolutionnaire et dans la suppression
des corporations (8) :
«le secret de l'art industriel et décoratif
français gît dans cette tombe – affirme
Mauclair - et rien n'en est resurgi»(9). A la
place d'un Trianon, de son «harmonie absolue» où
l'on reconnaît «la cohésion d'un âge
corporatif», Mauclair ne voit qu'«une sorte
de camelote compliquée (ou faussement simple), qui s'appelle
l'art industriel ou l'art nouveau»(10).
Le commentaire
de Maurice Denis à l'initiative prise par Roger Marx
en 1909 d'organiser une Exposition d'Art social réunit
en quelques lignes les ressorts essentiels du débat dont
nous venons de retracer l'un des aspects :
«Pourquoi n'avons-nous pas une aristocratie qui donne
le ton pour les arts du meuble etc.? Ce n'est pas les universités
populaires et les conférences faites au peuple sur la
beauté qui le rendront esthète ou esthéticien.
Il s'en f… Ce qui le passionne, c'est le café-concert
ou les inventions mécaniques. S'il achète des
objets usuels, il choisit toujours à égalité
de prix les plus laids. […] Toutes les écoles d'art
du passé ont débuté ainsi ; c'est une élite
qui les a imposées au peuple – comme c'est le goût
de deux ou trois grandes mondaines et d'un couturier qui dicte
la mode des robes et des chapeaux. […] Là où
le machinisme est possible (en Allemagne ou ailleurs), la sensibilité
de l'artisan est presque sans valeur : on peut la sacrifier.
Chez nous, pas ! De là l'impossibilité de concilier
la fabrication industrielle et l'art en France»(11).
«Arts pour tous»
versus élitisme, cosmopolitisme versus tradition nationale,
modernisation des mécanismes productifs versus néo-corporatisme
: inauguré dans les années qui suivent 1870, le
débat continue dans les mêmes termes mais sur un
ton durci pendant les années 1910, pour se poursuivre
au-delà de la Guerre, jusqu'aux années de la nouvelle
défaite. L'Art nouveau n'aura été qu'une
courte parenthèse pendant laquelle certains artistes
(et ceux qui les ont soutenus) ont cru pouvoir trouver un style
moderne sans faire table rase du passé, au nom d'un projet
social qui a été compris surtout par ses adversaires.
Notes
1. Lettre
non datée [1899] in : M.-O. MAUS, Trente années
de lutte pour l'art. 1884-1914, Bruxelles, Librairie de l'Oiseau
bleu, 1926, 508 p. (réédition : Bruxelles, Lebeer
Hossmann, 1980) p. 240.
2. L. Bertrand Dorléac, «L'Ordre
des artistes et l'utopie corporatiste, 1940-1944: les tentatives
de régir la scène artistique française, juin
1940-août 1944», Revue d'Histoire moderne et contemporaine,
n° 37, janv.-mars 1990, pp. 64-87.
3. M. Vachon, Pour la défense de nos
Industries d'Art: l'instruction artistique des ouvriers en France,
en Angleterre, en Allemagne et en Autriche, (Missions officielles
d'enquête), Paris, A. Lahure, 1899, IV-287 p. Sur Marius
Vachon, cf. : N. Besse, «Construire l'art, construire les
mœurs. La fonction du musée d'art et d'industrie selon
Marius Vachon», in : L'édification,
morales et cultures du XIXe siècle (Stéphane
Michaud dir.), éditions Créaphis et PPSH, 1993,
pp. 51-58; S. Laurent, «Marius Vachon, un militant pour
les "industries d'art"», Histoire de l'Art,
n° 29-30, mai 1995, pp. 71-78.
4. Cf N.J. Troy, Modernism and the Decorative
Arts in France : Art Nouveau to Le Corbusier, New Haven et
Londres, Yale University Press, 1991, XX-300 p.
5. Marius Vachon, La belle maison. Principes
et lois esthétiques pour aménager, meubler et orner
sa demeure, Lyon, J. Deprelle et M. Camus, 1924, p. 87.
6. E. Gaillard, Nos arts appliqués
modernes. Le mobilier au Salon d'Automne de 1910. Impressions
et opinions, Paris, E. Floury, 1910, p. 13.
7. Anonyme [F.-R. Carabin], «Rapport présenté
au nom de la Délégation envoyée par la Ville
de Paris au 2e Congrès de l'Union Provinciale des Arts
Décoratifs à Munich», L'Art et les Métiers,
n° 3, janvier 1909, pp. 62-67.
8. Cf. aussi les réponses aux enquêtes
de 1902, 1910 : Anonyme, «L'idée de corporation»,
Art et Décoration, supplément, mai 1902,
pp. 2-5; P. Forthuny, «Enquête sur l'art décoratif
et sur la crise de l'apprentissage», Le Matin,
1er novembre 1910; G. Janneau, L'apprentissage dans les métiers
d'art, Une enquête, Paris, H. Dunod et E. Pinat, 1914,
154 pp.
9. C. Mauclair, Trois crises de l'art actuel,
Paris, E. Fasquelle, 1906, p. 251.
10. Ibid., p. 252.
11. M. Denis in : R. Marx, L'Art social,
préface d'Anatole France, Paris, E. Fasquelle, 1913, pp.
227-228.
Bibliographie
Anonyme, «L'idée de corporation»,
Art et Décoration, supplément, mai 1902,
pp. 2-5
Anonyme [CARABIN François-Rupert], «Rapport
présenté au nom de la Délégation envoyée
par la Ville de Paris au 2e Congrès de l'Union Provinciale
des Arts Décoratifs à Munich», L'Art et
les Métiers, n° 3, janvier 1909, pp. 62-67
BERTRAND DORLÉAC, Laurence, «L'Ordre
des artistes et l'utopie corporatiste, 1940-1944 : les tentatives
de régir la scène artistique française, juin
1940-août 1944», Revue d'Histoire moderne et contemporaine,
n° 37, janv.-mars 1990, pp. 64-87
CARABIN, François-Rupert,
- «Rapport. Reconstitution du travail par l'apprentissage
et l'enseignement du dessin», L'Art et les Métiers,
n° 2, décembre 1908, pp. 48-56
- Rapport de la Délégation envoyée par
le Conseil municipal de Paris à l'Exposition des arts industriels
et décoratifs régionaux et rustiques de la Bavière,
à Munich, Annexe n° 2 du Rapport, Au nom de la
Commission, sur les projets relatifs à la date et au caractère
de l'Exposition (projetée) des arts décoratifs
et des industries d'art, présenté par M. A.
Deville. Conseil Municipal de Paris, 1912, Imp. n° 97, pp.
20-36, Imprimerie municipale , Hôtel de Ville, 1912
D'ENFERT, Renaud, FROISSART PEZONE, Rossella, LOEBEN,
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éditions de l'Ensad, 2004, 226 p.
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FROISSART PEZONE, Rossella, L'Art dans Tout
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- La préparation corporative à la guerre artistique
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impr. de Protat frères, 1917, 64 p.
- La belle maison. Principes et lois esthétiques pour
aménager, meubler et orner sa demeure, Lyon, J. Deprelle
et M. Camus, 1924, 243 p.
|
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 |
Fig.
1 G. Rémon, Projet de chambre à coucher, "Intérieurs
modernes", 1900, 41e série, pl. 16.
|
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Fig.
2 Léon Benouville, Mobilier de maison ouvrière
ou de maison de campagne; cuivres : P. Brindeau; menuiserie
: J. Le Coeur; décoration : F. Aubert (Art et Décoration,
1903)
|
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Fig.
3 Alexandre Charpentier, Salle à manger pour le banquier
Adrien Bénard, v. 1901. Acajou, chêne et peuplier,
bronze doré, fontaine et carreaux de grès
émaillé par Alexandre Bigot (Paris, musée
d'Orsay).
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Fig.
4 Alexandre Charpentier, La Famille heureuse, bas-relief,
plâtre, 1898-1905 (détruit) (L'Art décoratif,
1905).
|
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Fig.
5 Henri Fournidois, Modèle d'une chambre à
coucher, Revue des Arts décoratifs, 1882-1883.
|
 |
| Fig.
6 Alexandre Charpentier, Salle à manger pour les Magasins
du Louvre, Exposition universelle de 1900. |
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